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palmares

François Pervis participe à partir de jeudi aux championnats du Monde de cyclisme sur piste à Cali en Colombie. Le champion du monde 2013 du kilomètre va défendre son titre mais pas seulement pour ces premiers mondiaux sur le continent sud-américain depuis Bogota en 1995.

 

C'est en tant que leader de l'équipe de France de sprint que François Pervis va disputer trois épreuves à Cali : le kilomètre, le keirin et la vitesse individuelle. Le Mayennais ambitionne de monter à trois reprises sur le podium et de décrocher un ou plusieurs titres. Le double recordman du monde ne conçoit pas de devoir repartir de Colombie sans un maillot de champion du monde sur le dos.

Il y a un an, lors des Mondiaux de Minsk (Biélorussie), François Pervis avait connu la consécration, décrochant à 28 ans, son premier titre mondial. Depuis, il a pris une autre dimension, s'adjugeant en fin d'année dernière, deux records du monde (200m lancé et kilomètre départ arrêté).
La trilogie commencera ce jeudi pour Pervis avec le tournoi de keirin, discipline dans laquelle il excelle depuis ses séjours passés au Japon. Vendredi, place au kilomètre avec un titre à défendre donc. Et ce week-end, le pistard français participera à la vitesse individuelle, épreuve dont il avait pris la troisième place l'an passé à Minsk. Médaillé de bronze également en vitesse par équipes en 2013, François Pervis a décidé de faire l'impasse cette année en raison d'un programme chargé et plein d'ambitions.

Les pistards connaissent bien la piste de Cali qui sert régulièrement de support à des manches de Coupe du Monde. Un vélodrome couvert mais ouvert sur les côtés et donc vulnérable en cas d'orage violent. En espérant que Pervis soit foudroyant durant ces quatre jours.

 

Voici les impressions de François Pervis à quelques heures de son entrée dans la compétition :

"Pour le moment tout se passe bien, à part lundi où une énorme averse tropicale et un vent violent ont inondé la piste. Espérons que cela ne se reproduise pas pendant la compétition. Nous sommes arrivés jeudi dernier avec une température de 30 degrés qui nous attendais. C'est toujours agréable de pouvoir porter short et T-shirt en février. J'ai repris contact avec la piste et j'ai effectué quelques entraînements très légers afin de retrouver un maximum de fraîcheur avant la course. Les massages quotidiens font aussi leurs effets. Les jambes sont bonnes et les chronos excellents malgré le vent fort que nous pouvons affronter parfois dans la journée sur la piste. Espérons là aussi qu'il n'y en aura pas le jour des courses, c'est très pénalisant !
Je récupère doucement du décalage horaire. A la veille de mon premier jour de course, mes nuits sont toujours trop courtes et ça ne va pas aller en s'arrangeant les jours de course. Je ferai avec. Je passe quasiment toute la journée dans ma chambre d'hôtel. C'est très long et je suis fatigué à ne rien faire comme on dit. Il faudra que je rentre dans la compétition dès mon premier sprint jeudi.
L'accueil à mon égard a été très chaleureux. De nombreux journalistes locaux me disent que je suis l'homme que tout le monde attend. Beaucoup d'interviewes en espagnol pour la presse locale, les radios et télévisions. Habituellement, cela n'existe pas ou alors c'est après la course. Tous veulent un autographe ou une photo avec moi, c'est très sympa."

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